L'incinération des ordures ménagères : présentation générale
Provenance: Ministère de l'écologie et du développement durable
Aujourd’hui, un peu plus
de 11 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés, soit le tiers
des déchets traités par le parc d’installations d’élimination français,
sont traités dans 300 incinérateurs. |
La réglementation impose la séparation des mâchefers et des REFIOM. Les mâchefers peuvent, sous certaines conditions, être valorisés en techniques routières. Les REFIOM, dont le potentiel polluant est élevé, doivent être éliminés dans des installations de stockage de déchets industriels spéciaux. L'incinération des ordures ménagères génère des émissions polluantes comme des poussières, des métaux et des dioxines qu’il est nécessaire de maîtriser à l’aide d’un système de traitement des fumées. La réglementation en matière de limitation des rejets s’est progressivement renforcée ; elle est la même dans les différents pays de l’Union Européenne. Des actions sont nécessaires pour que les règles soient respectées par toutes les usines d’incinération. |
L’incinération permet aussi de couvrir par la vente d’énergie une partie du coût de l’élimination des déchets. En effet, la chaleur dégagée par la combustion des ordures ménagères peut être récupérée sous forme de vapeur. Cette vapeur peut être utilisée pour alimenter un réseau de chauffage urbain, distribuée à des établissements publics ou des entreprises ou détendue dans un turbo-alternateur produisant de l’électricité. Une valorisation mixte chaleur/électricité peut également être mise en œuvre: c'est la cogénération. Une priorité doit être accordée à la prévention de la production des déchets et à leur valorisation "matière". L’incinération, tout comme le stockage, ne doit s’adresser qu’aux déchets inévitables dans des conditions techniques et économiques raisonnables. |